Filmer avec l’EOS 6D : faire un Time-Lapse

Un film est composé d’une succession d’images, appelées photogrammes. Selon la fréquence d’enregistrement, nous en avons un certain nombre par seconde : 24, 25, 30… Pour obtenir des mouvements naturels, la diffusion du film doit se faire à la même fréquence que celle utilisée lors de l’enregistrement. Si la diffusion est plus rapide, on aura une sensation d’accélération ; si elle est plus lente, on aura un sentiment de ralenti.

Par exemple, si l’on filme à 60 im/s et que l’on repasse le tout à 30 im/s, on obtiendra une sensation de ralenti, les mouvements étant 2x plus lents. À l’inverse, si l’on filme à 5 im/s et que l’on diffuse à 30 im/s, on aura une sensation d’accélération (et des mouvements 6x plus rapides).

Le time-lapse : une nouvelle manière de créer des films

Le time-lapse est donc une sorte de super accélération, puisque le principe consiste par exemple à prendre une photo toutes les 5 secondes et en faire un film diffusé à 25 ou 30 images par seconde. Cette technique n’exploite pas la fonction vidéo de votre 6D, mais elle est basée sur des concepts propres à l’image animée, c’est pourquoi nous en parlons ici.

Une multitude d’applications créatives sont possibles selon les intervalles de temps choisis : quelques secondes pour obtenir des sujets aux mouvements accélérés, quelques minutes pour enregistrer la course de l’astre solaire sur une journée, quelques heures pour reconstituer l’évolution d’une plante, une journée pour voir l’évolution d’une construction, des saisons, etc.

Le time-lapse : un film dont les photogrammes sont photographiés un par un…

 

Comment réaliser un time-lapse ?

Au niveau technique et matériel, il faut pouvoir effectuer un très grand nombre de prises de vue à intervalles réguliers et déterminés, ce qui suppose un intervallomètre, un trépied ou tout autre support, une carte mémoire suffisamment importante, une alimentation en énergie suffisante, etc. À étudier en fonction de votre projet.

Un time-lapse ne demande pas énormément de temps au photographe : la mise en place du matériel et le paramétrage de l’intervallomètre se font assez rapidement, de même que le post-traitement et la constitution avec un logiciel dédié. Par contre, selon les cas, il peut mobiliser du matériel pendant un certain moment. Si vous faites un time-lapse réparti sur une journée complète, vous aurez la possibilité de faire autre chose, mais votre boîtier sera occupé…

Niveau cadrage enfin, vous aurez sans doute remarqué que la plupart des time-lapses visibles sur le Web sont fixes. En effet, il est assez difficile de réaliser un mouvement continu et fluide sur un grand nombre d’images, pour la bonne et simple raison que cela nécessiterait d’être présent à chaque prise de vue pour modifier légèrement la position du boîtier. Certains photographes pallient ce relatif défaut en montant leur appareil sur un véhicule en mouvement, et d’autres bricolent d’ingénieuses solutions motorisées permettant de faire pivoter à chaque déclenchement le boîtier selon un timing et un angle très précis. Une alternative consiste à réaliser un semblant de mouvement dans l’image au moment du montage.

Après avoir enregistré toutes vos images JPEG (le RAW n’est pas reconnu par la plupart des logiciels), il faut les assembler pour en faire une vidéo. Il existe de nombreuses applications, gratuites ou payantes, faciles d’emploi, comme Quick-Time, iMovie, Images to Video, Time Lapse Assembler

Découvrez Paris version time-lapse :

 

 

Extrait du livre Obtenez le maximum du Canon EOS 6D
Vincent BURGEON, Ronan LOAËC
320 pages, 28,90 €

 

 

 

 



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